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Le travail du lin autrefois

Le lin et le chanvre, que l’on ne voit plus guère dans la région, ont des façons culturales identiques de même pour les traitements appliqués à la plante pour arriver au fil prêt à être utilisé en corderie ou en tissage (le chanvre étant plus apprécié en cordage et le lin plus souvent tissé).

Le lin comme le chanvre étaient connus et utilisés dès la plus haute antiquité, on a retrouvé des tissus d’une dizaine de milliers d’années en Egypte, en Suisse et aussi en Asie.

Semé en avril, le lin est récolté au bout de 100 jours environ, soit en juillet. Ces plantes sont arrachées et non fauchées en raison du caractère ligneux des tiges (une mécanisation de l’arrachage a eu lieu après la seconde guerre mondiale).

Les graines, quand à elles, ont une utilisation particulière : chènevis pour le chanvre, la graine de lin sert à faire de l’huile siccative pour la peinture ainsi que des farines pour divers usages médicaux.

Avant d’arriver chez le tisserand, la plante (lin ou chanvre) subit un traitement complexe et de nombreuses manipulations qui mobilisent une importante main d’oeuvre masculine et féminine de spécialités variées.

Après l’arrachage, vient la mise en carpettes elles mêmes mises en chaîne avant la construction de meules. Ramené aux bâtiments d’exploitation, le lin passe au battage (on utilise pour cela des battes ou des fléaux) pour séparer les graines des tiges.

Vient ensuite la mise en bottes et en ballons qui seront lestés pour le rouissage en rivière ou en clairs.

Cette opération permet le développement de bactéries qui favoriseront la séparation des fibres et de la filasse. 

Après avoir été rouies durant une périodevariable suivant la température, de 6 à 20 jours les tiges sont mises à sécher car les opérations qui suivent nécessitent un lin bien sec.

Nos grand-mères, avec le temps qui passe, disons même nos arrières grand-mères maîtrisaient l’art de dresser une quenouille, et soyez assurés que malgré son apparente simplicité, l’opération nécessite une certaine pratique si ce n’est une pratique certaine. 

Le rouet qui date du 13ème siècle (aux environs de 1272) est en fait une mécanisation du fuseau. Il se compose d’une roue que l’on fait tourner à la main pour les premiers modèles. Puis, Léonard de Vinci ayant apporté (ici aussi !) sa petite contribution, le rouet est actionné au pied par l’intermédiaire d’une courroie donnant un mouvement de rotation au fuseau qui va prendre la forme d’une bobine.

La mécanisation date de la fin du 19ème siècle, avec l’apparition des filatures. 

Enfin, filé, le lin est mis en écheveau pour être envoyé au tisserand (tissage manuel, tissage mécanique, métier à tisser) le tissu subira encore le blanchiment et la teinture avant d’arriver dans nos armoires.

Rouies et bien séchées, les tiges subissent le teillage aussi appelé l’écangage ou broyage, opération réalisée à l’aide d’une broie (aussi appelée brisoir) de façon à écraser la partie dure et ligneuse ou chènevotte et permettre le sérançage, c’est à dire d’en séparer la partie textile ou filasse. Le début du 20ème siècle verra l’apparition d’une machine pour un broyage mécanique de plus grande rentabilité. 

Lors de la séparation du bois et de la filasse on obtient d’une part des particules ligneuses appelées « anas » qui servent, pressés, à faire des panneaux agglomérés de particules en menuiserie et la fibre débarrassée de sa « paille », fibres longues appelées filasse et fibres plus courtes que l’on nomme étoupe. 

L’étoupe pourra être utilisée pour fabriquer du « non tissé ». La filasse elle, passe alors au peignage et au cardage pour assouplir, démêler et paralléliser les fibres. En outre ces opérations permettent d’éliminer les restes de chènevottes qui pourraient encore adhérer.

Le travail est alors bien avancé puisqu’il ne reste qu’à mettre tout cela en forme pour obtenir un fil utilisable.

Extraits de l’article publié dans la revue du Cercle Historique d’Ecourt St Quentin et de ses environs en 2007 (Remerciements à Alain Bernard/Sébastien Biharé/André Sylvain).

Le cimetière allemand

Le cimetière allemand de Rumaucourt fut aménagé durant l’automne 1916, lorsque la contre attaque britannique atteignit le centre de Bapaume et de nombreux hôpitaux militaires furent installées à Rumaucourt.

Ceux qui moururent dans ces hôpitaux militaires furent les premiers à être enterrés dans le cimetière. Suivirent les victimes de « la bataille de Pâques d’Arras » en avril 1917 et de l’assaut sur Cambrai, en novembre 1917, lorsque les anglais voulurent de nouveau faire une percée en utilisant pour la première fois 400 chars d’assaut.

La contre-attaque de décembre 1917 fit elle aussi de nouvelles victimes. Plus de 600 soldats morts lors des combats du début de l’année 1918 et des campagnes de retrait qui commencèrent en août, reposent ici.
Les derniers corps à être enterrés le furent par l’armée allemande de la fin août à la mi-septembre 1918.

Les autorités militaires françaises agrandirent le cimetière en 1924 en y enterrant 1 000 autres soldats venant de 8 communes environnantes. Des travaux de remise en état et de consolidation furent exécutés entre les deux guerrres.
De nombreux arbres et arbustes furent plantés, une nouvelle entrée suivit avec un portail en fer forgé et des murs en grès rouge des Vosges. Il existe également une pierre monolitique du même matériau, qui est au centre du cimetière.

Les plaques funéraires en bois provisoires des tombes furent remplacées à partir de 1976 par des croix en métal portant le nom et les dates de naissance et de mort des personnes reposant au cimetière.
Les fondements supportant les croix, pesant chacun 35 kilos, furent installés par des jeunes bénévoles venus des centres pour la jeunesse de l’Association Populaire.

Les 2 618 soldats tombés pour leur pays reposent dans des tombes individuelles. Parmi eux reposent 2 soldats autrichiens de l’armée Austro-Hongroise.
Sur les 7 tombent des soldats de confesion juive est installé une stèle en pierre naturelle. Les inscriptions en hébreux sont les suivantes : en haut « ici repose.. » en bas « puisse son âme se mêler au cercle des vivants ».



Le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge e. V., Service pour l’entretien des sépultures militaires allemandes (SESMA), est une association de droit allemand, à visée humanitaire, reconnue d’utilité publique, fondée le 16 décembre 1919.

Cette association veille à l’entretien des sépultures militaires allemandes de la Première Guerre mondiale et la Seconde Guerre mondiale dans 45 pays.

NOS VIELLES CARTES RACONTENT AUSSI DES HISTOIRES

Grâce aux acquisitions de ses membres et aux prêts de documents émanant de Rumaucourtois, l’association dispose maintenant d’une large collection de cartes postales anciennes de Rumaucourt.
Et nous avons eu l’idée de sortir de l’habituelle présentation des photos du village et de ses habitants qu’elles immortalisent pour aller à la découverte de ce qu’elles nous racontent à leur dos.


Car en effet, quand nos aïeux les envoyaient ou quand ils en recevaient, c’était d’abord leur contenu écrit qui les intéressait : qui est-ce qui m’écrit ? Qu’est-ce qu’il raconte ? Il nous parle de qui ? … et on imagine les dialogues dans la famille rassemblée derrière la lecture de la carte : « Ah, mince, grand-père est tombé malade ! » ; « Eh, Leonie, ils sont bien arrivés ! » ; « Albert a bien reçu son colis ». Et la carte de circuler de mains en mains… C’était toute une affaire dont on parlait aussi avec les voisins, eux aussi curieux de connaître les nouvelles : ils avaient bien vu le facteur déposer un courrier à côté… 

Certains textes sont des petits messages très brefs tels que « Ne m’oublie pas », « Affectueuses pensées », ou encore « Bien arrivés », juste signés d’un prénom. D’autres, beaucoup plus longues, constituent de véritables lettres et racontent des vies lointaines. Parmi celles qui datent de la guerre 14.18, il en est qui ont été écrites par des soldats allemands stationnés dans le village ; quand d’autres étaient l’œuvre de jeunes Rumaucourtois, soldats sur le front, voire blessés ou prisonniers de guerre. Quelques-unes sont particulièrement émouvantes : des soldats écrivaient à leur famille leur dure condition et leur peur de ne pas les revoir un jour… Enfin, quelques collections plus étoffées permettent d’imaginer les échanges à l’intérieur d’une même famille. C’est le cas pour les familles Canivet et Lourdel, implantées dans le village dans la 1ère moitié du siècle dernier et pour lesquelles nous avons pu rassembler des cartes issues de plusieurs membres.

Toutes ces cartes permettaient de donner à la famille ou aux amis restés au village une petite information ou le simple rappel de notre existence et que l’on ne les oubliait pas, même si on était loin les uns des autres.

Ne perdons pas de vue qu’il n’y a pas si longtemps, le téléphone n’existait pas pour la quasi totalité de la population : inventé vers 1870, ce n’est qu’un siècle plus tard qu’il a commencé à pénétrer les foyers. De même, dans la 1ère moitié du XXè siècle, seuls les plus fortunés pouvaient acquérir une voiture et être ainsi
maître de leurs déplacements. Ce n’est qu’à partir de l’après-guerre que la voiture s’est démocratisée. Ainsi, dès qu’un membre de la famille « partait au loin », ne serait-ce que pour aller vivre et travailler à la ville proche, Douai, Arras, Cambrai, on le perdait littéralement de vue et il devenait impossible de communiquer facilement avec lui. Les cartes postales restaient le seul lien de communication rapide ; elles remplissaient la fonction actuellement remplie par nos téléphones portables.

Ainsi, bien au-delà de simples photographies du village à une époque donnée, qui sont déjà en elles-mêmes ô combien intéressantes, les vielles cartes postales nous racontent, par le petit bout de la lorgnette, ce qu’était la vie ordinaire de nos parents, nos grands-parents ou nos arrière-grands-parents. Ce sont là des témoignages historiques et essentiels de la vie passée ; ils manifestent les traces tangibles de pages de notre histoire maintenant tournées.

Vous en trouverez ci-dessous une sélection représentative.


Nb : cette exposition a été présentée dans son intégralité le dimanche 30 Septembre 2012 dans l’église de la commune.

L’abbé Alexandre SEYNAVE

Chevalier de la Légion d’Honneur, Croix de Guerre – Huit citations

L’Abbé A. SEYNAVE a été missionnaire chez les Pères du Saint-Esprit mais aussi un brillant aumonier militaire à l’Armée du Rhin, avant de devenir Curé de la paroisse de Rumaucourt.

En 1957, l’Abbé SEYNAVE a fêté, entouré de tous ses paroissiens, son Jubilé.
L’Abbé SEYNAVE repose, comme il l’avait souhaité, au Cimetière de Rumaucourt. Sa tombe, restaurée par la Mairie est située au bout de l’allée centrale, à proximité du calvaire.



Figure emblématique de par la durée de son ministère, mais surtout par son engagement pour sa paroisse et ses paroissiens, l’abbé A. SEYNAVE a été le curé de Rumaucourt de 1934 à 1964.


La nouvelle église : Déplacement et construction

Ce n’est qu’en 1924,  que l’abbé Mahée, successeur de l’abbé J. Bodescot et curé de la paroisse, commence le nouveau « trialogue » : la municipalité, la Sté coopérative de reconstruction des églises et l’architecte (cabinet Tissier à Paris)  qui ne se terminera qu’en 1930 avec l’achèvement des travaux de construction de l’édifice tel qu’il est aujourd’hui.
Les travaux (traité du 12 juillet 1927) furent confiés à Paul BOURDIER entrepreneur de Travaux Publics à PALLUEL pour une somme de 385 372 francs.
La démolition de l’ancienne église coûta 7 895.26 francs. Source : André Silvain – exposition des Journées du Patrimoine – 16 sept 2006.

Magdeleine-Louise-Georgette-Julie.

C’est une tradition que de prénommer une cloche.
Elle a eu pour parrain Monsieur Louis LOURDEL président du conseil Paroissial et pour Marraine Mademoiselle Magdeleine LOURDEL.
Elle a été baptisée le 24 Août 1930 par M. le Vicaire Général POLLART, assisté de M. le Chanoine Lenoir, doyen d’Oisy le Verger et de M. l’Abbé Marée, curé de la Paroisse.

L’Eglise actuelle, rue Clémenceau 

L’ancienne église

L’ancienne église était bâtie sur la place du village, en saillie, à l’entrée de l’actuelle rue Clémenceau qu’elle obstruait pour moitié.
Elle jouxtait le 1er bâtiment de la rue, qui abritait à l’époque la mairie et l’école : celui-ci existe toujours et il est reconnaissable par son année de construction (1835) qui figure toujours en façade.

L’ancienne église se caractérisait par un chevet (choeur et abside) de plus petite dimension que la nef ; ainsi que par une façade constituée d’un mur droit surmonté d’un petit clocher en charpente



Certains des documents ici présentés datent des années 1912/1913, d’autres des années de guerre 1915/1916. On les différencie aisément puisque l’occupant s’était servi des murs de l’église pour inscrire en grande dimension les directions des villages environnants.


L’ancienne église : sa démolition
Cette carte postale date environ de 1920. La guerre est finie. La photo a été prise de la cour de « la ferme Cafiaux », de l’autre côté de la rue. On peut constater que l’église a été touchée à plusieurs endroits et sérieusement endommagée, sans pour autant être complètement démolie.

Il est à noter que les toitures de la ferme ont-elles aussi été endommagées (tuiles cassées ou soufflées). La toiture située à droite est en cours de réfection. 



La destruction de l’Eglise est décidée par la municipalité. Elle va se faire progressivement. Entre temps, le monument aux morts de la guerre 14-18 est inauguré. Nous sommes en 1923 ; c’est manifestement une fête populaire : la place est noire de monde.

La démolition de l’ancienne Eglise est en cours ; la façade est encore debout.

Le marais de Rumaucourt

La source du marais de Rumaucourt

Après 2 ans de contacts et d’études préalables, la municipalité et le Conservatoire des Espaces Naturels (C.E.N.) ont signé une convention visant à la préservation et l’embellissement de notre marais.

Le démarrage de la 1ère tranche des travaux a été entamé sur le secteur de «la Source».

A l’invitation du C.E.N. et en partenariat avec la municipalité et l’Association PHàR, des bénévoles se sont retrouvés le samedi 21 avril 2018 matin pour nettoyer les abords de la Source en enlevant les cailloux et autres détritus qui ternissaient son environnement.

Ainsi, nous avons contribué à restaurer le cachet de cet endroit emblématique pour les Rumaucourtois.

Merci à tous !

Dimanche 30 juin 2019

Randonnée autour du marais : avec la participation du Conservatoires des Espaces Naturels Nord-Pas-de-Calais, la commune de Rumaucourt, la Comunauté de Communes Osartis-Marquion, le GON (le Groupe ornithologique et naturaliste du Nord – Pas-de-Calais), la Générale d’Imaginaire et l’association PHàR.

La rue des Juifs

Elle s’ appelait auparavant rue d’Osvillers (cadastre de 1837).
A une date inconnue, elle est devenue rue des Juifs, appellation attestée par les cartes postales anciennes en notre possession (1906,1910).
Aucun document n’explique pour le moment ce nouveau nom qui lui à été donné : le plus probable est la présence de plusieures familles de confession juive, ce qui correspond à une pratique observée dans de nombreuses communes.
Mais une autre raison pourrait être le scandal qui a secoué la société française à la fin du XIXè siècle: l’affaire Dreyfus.
En 1886, le capitaine Dreyfus, de confessions juive, a été injustement condamné au bagne à perpétuité pour trahison.
Il est apparu au bout de 10 années qu’il s’ agissait d’une erreur judiciaire sur fond d’espionnage et d’ antisémitisme.
Dreyfus fut finalement pleinement innocenté et réhabilité en 1906.
On peut imaginer que ses défenseurs aient souhaité marquer ainsi son retour en gràce en attribuant le nom de sa confession à une rue de Rumaucourt.
Mais la rue allait encore une fois changer de nom. Après l’armistice de 1918, la municipalité de l’époque avait décidé de renomer les principales rues de le commune avec les noms des grands maréchaux qui s’étaient illustrés durant la première guerre mondiale.
La rue des Juifs devins ainsi le rue Pétain, considéré comme le vainqueur de Verdun. Mais Philippe Pétain signe l’ armistice de juin 1940 et collabore avec l’Allemagne nazie.
Après la seconde guerre mondiale, cette rue se devait donc d’être débaptisée, et la municipalité décida de revenir simplement à la dénommination précédente de « rue des Juifs ».

Joseph Joffre

Il est né le 12 janvier 1852 à Rivesalt (Pyrénées atlantiques).
Il entre à Polythechnique en 1869.Promus dans le génie, il est engagé dans la guerre de 1870, puis reprend ses études.
Il participe ensuite aux fortifications de la ville de Paris, et de divers sites militaires en metropole (Jura, Pyrénées orientales).
Il part en 1885 en Asie pour renforcer l’ armée française à Formose (Chine).
Aprés un sejour en France, il repart en 1891 au Mali pour des constructions ferroviaires.
A la tête de ses troupes , il prend la ville de Tombouctou (1894), puis colonise Madagascar (1901).
A la suite de ses succes dans les colonies, il est nommé en 1911 chef d’ état major général des armées françaises.
C’est lui qui suppervise toutes les opérations militaires à partir de l’ entrée en guerre.
Vainqueur de la bataille de la Marne, il est considéré comme le sauveur de Paris.
Partisant pur et dur de l’offensive à outrance, il remplace les généraux quand les plans prévus échouent (parmi d’ autres le général Foch en fera les frais).
Il est néanmoins tenu responsable des échecs à répétition (l’Artois, la Champagne, la Somme, Verdun …) et est démis de ses fonctions en décembre 1916.
Aprés l’armistice, sa stature et ses réussites lui valent d’être resté très populaire, tant en France qu’ à l’étranger.
Il entreprend un tour du monde afin de fêter le rétablissement de la paix.
Le maréchal Joffre meurt le 3 janvier 1931.

Ferdinand Foch

Il est né à Tarbes le 02 Octobre 1851.
C’est pendant la guerre franco prussienne de 1870 que Foch décide d’embrasser la carriére militaire : il entre à Polytechnique, et en sort officier d’ artillerie.
Il intègre ensuite la cavalerie, puis entre à l’Ecole Supérieure Militaire dont il devient professeur d’histoire militaire, de tactique et de strategie.
Il en prend le commandement en 1907, avec le grade de général.
En 1914, lors de l’entrée en guerre, il commande le 20e corps d’ armée de Nancy, puis est rapidement mis à la tête de la IXè armée avec laquelle il stoppe l’ offensive allemande , et contribute à la victoire de la Marne.
Il part ensuite diriger l’ armée du Nord pendant la première bataille d’Ypres.
A partir de 1915, il mène les offensives d’ Artois, et l’ année suivante, la bataille de la Somme.
Les échecs qu’ il y subis sont à l’origine d’une disgrâce provisoire qui l’éloigne du théatre des operations.
en octobre 1917, c’est comme chef d’état major général qu’il fait son retour sur le terrain en Italie, où il se fait remarquer par ses efforts de coordination des actions des troupes alliées.
En mars 1918 il devient général en chef des offenssives alliées sur le front de l’ouest et dirige l’attaque finale qui contraindra l’Allemagne à la capitulation du 11 novembre 1918.
Il sera l’un des signataires de l’armistice de Rethondes.
Le maréchal Foch meurt le 20 mars 1929. Il est enterré sous le dôme des Invalides à Paris.

Georges Clemenceau

Il est né le 28 septembre 1841 à Mouilleron en Pareds (Vendée).
Durant ses études en médecine, il fonde plusieurs journaux, et est emprisonné pour avoir appelé à manifester contre Napoléon III.
Il part enseigner en Angleterre et aux USA, puis revient en 1869.
Il est désigné maire du XVIIIe arrondissement de Paris suite à la défaite de 1870.Il le restera jusqu’à la fin de la « commune ».
Il sera élu député d’ extrême gauche en 1876, et attaque fougeusement tous les gouvernements,d’où son surnom de « tigre ».
Notons qu’il participe à 12 duels au pistolet, avec quelques blessures légères!
Battu aux élections de 1893, il retourne au journalisme à l' »aurore » où il défend le capitaine Dreyfus.
Il revient au sénat en 1902, devient, en mars 1906, ministre de l’ interieur, puis en octobre, président du Conseil (donc chef du gouvernement).
Il démissionne en 1909.Il garde ses activités de journaliste engagé et de sénateur jusqu’en novembre 1917 où il redevient, à 76 ans, président du Conseil.
Autoritaire, il utilise tous les moyens pour gagner la guerre, même parfois peu démocratiques.
Ses visites régulières au front remotivent les troupes ; il y gagne sont surnom de « Père la victoire ».
Après l’armistice, il élabore le traité de Versaille, mais sera tenu responsable des erreurs de ce texte.
Il démissionne en 1920 et part à l’étranger. Il meurt le 24 novembre 1929 à Paris et sera enterré dans la plus grande simplicité. 

Les noms de rues

Notre village s’articule autour de trois rues principales, qui portent actuellement le nom des artisants de la victoire de 14-18 (Joffre, Foch, et Clemenceau), puis viennent ensuite plusieurs rues plus ou moins secondaires.

Ces dénomminations datent de la fin de la premiére guerre mondiale, elles temoignent du soulagement des habitants de Rumaucourt, enfin capable de reconstruire leur village en ruine, « débarrassé » de l’occupant allemand.

Frédéric Louis Colle, née à Rumaucourt en 1880

« Contribution à l’étude de la castration de la jeune truie ».

Le patrimoine de Rumaucourt est très varié.

Aussi, avons-nous souhaité nous arrêter sur le cas singulier de Mr Frédéric Louis COLLE, né à Rumaucourt le 04 mars 1880, qui était installé comme vétérinaire à Oisy le Verger. Nous pouvons le considérer, semble-t-il, comme l’unique auteur issu de notre commune qui passa à la postérité par l’écriture : il publia en effet en 1932 une thèse de doctorat dont le thème, il est vrai, n’est pas des plus enthousiasmants, mais ô combien original, puisqu’il s’agit de la castration de la jeune truie !

Dans son introduction, M. Colle analyse les façons de faire alors à l’oeuvre dans nos campagnes : cet acte était dévolu à des « castreurs » qui opéraient sans formation particulière et avec de gros soucis d’hygiène. Le résultat était parfois désastreux (infection puis décès de la bête). Notre auteur justifie ainsi l’intérêt de mettre en place une approche plus médicale. Il rend néanmoins hommage à M. Lelong, de Lécluse qui avait, selon lui, de grands talents.

La castration a pour but de favoriser l’engraissement des truies. En effet, sans cette pratique, des « désirs inassouvis d’apparition précoce » les perturbent ; il s’ensuit des bagarres entre les individus et une perte d’appétit préjudiciable à la prise de poids.

Venons-en aux préconisations de notre concitoyen. L’opération concerne des animaux âgés de 6 semaines et 5 mois. Après les rappels anatomiques d’usage, M. Colle insiste sur les règles d’hygiène : lavage des mains, puis désinfection du matériel et de l’animal à l’eau bouillie tiède salée à 10% (ndlr : depuis, nous avons bien progressé dans l’asepsie !).

La truie est ensuite sanglée sur une table sur laquelle sont pratiqués 2 trous distants de 20 cm afin de passer la sangle (si vous possédez une table avec 2 trous distants de 20 cm….! ).

Elle nécessite l’aide de deux personnes, si possible aguerries à cette tache, car il n’est jamais question d’anesthésie : l’une d’elle maintient les pattes avant et la tête, l’autre, les pattes arrières.

L’opération dure de 3 à 4 minutes. Après l’incision cutanée, les muscles et le péritoine sont déchirés avec l’index, les ovaires sortis et sectionnés, puis l’utérus est dégagé pour être sectionné après torsion (4 à 6 tours sont nécessaires pour éviter les saignements). L’opération se termine par la suture cutanée.

D’où viennent ces marais ?

Texte en ligne

Le marais de Rumaucourt prend place dans la longue suite des marais de notre secteur qui jalonnent l’ancienne vallée de la rivière Sensée.

De cette plaine alluviale, il reste maintenant une large zone humide, alimentée par d’innombrables sources, sur laquelle l’eau s’étale et se répartit entre fossés, étangs et rus (petits ruisseaux), telle l’Hirondelle qui coule entre Ecourt-St-Quentin et Rumaucourt.

Les chapelles

La chapelle Notre Dame des Victoires, rue des Juifs.

Cette chapelle, bâtie en 1922 selon la volonté de Monsieur René LE SACHE, présente plusieurs ex-voto en l’honneur de Ste Rita.
Elle est liée au Sacré-Cœur édifié rue Joffre après le décès de son épouse, Mme Antoinette LOURDEL.
C’est aujourd’hui, la chapelle la mieux conservée du village.



La commune de Rumaucourt a acheté la chapelle située rue Foch
Sa rénovation a été effectuée par la Commune.


 »Octobre 1914 – septembre 1918 : un village en souffrance »

Une exposition PHàR, le vendredi 11 novembre 2016, a retracé 4 années d’occupation et raconte les destructions au travers de photos, documents, plans et récits


« Octobre 1914 – septembre 1918 : un village en souffrance »

Le 11 novembre 2016, la plaque commémorative de l’attribution de la Croix de Guerre à la commune de Rumaucourt a été inaugurée.


En effet, le 23 septembre 1920, le village de Rumaucourt a reçu la Croix de Guerre en reconnaissance des destructions, souffrances et pertes humaines qu’il a subies lors de la 1ère guerre mondiale.


Journées du Patrimoine à Rumaucourt, le 22 septembre 2009

Les  membres de l’association Patrimoine Histoire à Rumaucourt ont organisé, à l’occasion de l’édition 2009 des Journées du Patrimoine, une exposition intitulée « Le Religieux à Rumaucourt ». 

De nombreux visiteurs ont ainsi pu (re)découvrir, à travers de nombreuses photos et documents anciens, l’évolution du patrimoine religieux de la paroisse et, notamment, l’ancienne église et sa démolition, la construction de la nouvelle église, (avec ses cloches, vitraux, etc.),  le vitrail nouvellement restauré et réinstallé qui représente l’église et l’orphelinat.

Ont été également exposés et commentés l’ancien cimetière, le nouveau, ainsi que le cimetière allemand, sans oublier les croix, les oratoires et les chapelles.

Une partie de l’exposition était consacrée à la maison d’enfants du Père Halluin, de son origine à aujourd’hui,  ou encore les processions, baptêmes et communions qui rythmaient la vie religieuse du village, sans oublier l’Abbé Alexandre SEYNAVE, curé de Rumaucourt de 1934 à 1964, fêtant son Jubilé de Diamant, figure emblématique de par la durée de son ministère, mais surtout par son engagement pour sa paroisse et ses paroissiens.

RECTO-VERSO, le 30 septembre 2012

Nos vieilles cartes racontent aussi des histoires …

Grâce aux acquisitions de ses membres et aux prêts de documents émanant de Rumaucourtois, l’association dispose maintenant d’une large collection de cartes postales anciennes de Rumaucourt.

Et nous avons eu l’idée de sortir de l’habituelle présentation des photos du village et de ses habitants qu’elles immortalisent pour aller à la découverte de ce qu’elles nous racontent à leur dos.

Ces écrits, brefs ou longs, chargés d’émotion ou juste informatifs, familiaux ou impersonnels, ils nous interpellent tous et nous parlent de nos racines, de l’histoire et de la vie quotidienne de nos aïeux… à une époque où, pour le plus grand nombre, le téléphone et la voiture n’existaient pas : seule une carte postale permettait de communiquer rapidement avec un ami, un proche.

Nous vous invitons à consulter dans l’onglet Patrimoine historique des extraits de cette exposition.

Cette exposition a été installée le dimanche 30 Septembre 2012 dans l’église de la commune. Elle rassemblait 74 documents authentiques, répartis en 15 panneaux.

Ces écrits, brefs ou longs, chargés d’émotion ou juste informatifs, familiaux ou impersonnels, ils nous interpellent tous et nous parlent de nos racines, de l’histoire et de la vie quotidienne de nos aïeux… à une époque où, pour le plus grand nombre, le téléphone et la voiture n’existaient pas : seule une carte postale permettait de communiquer rapidement avec un ami, un proche.

Nous vous invitons à consulter dans l’onglet Patrimoine historique des extraits de cette exposition.

Nb : cette exposition a été installée le dimanche 30 Septembre 2012 dans l’église de la commune. Elle rassemble 74 documents authentiques, répartis en 15 panneaux.

Brocante

C’est avec enthousiasme que les membres de l’association tiennent un stand sur la brocante de Rumaucourt le lundi de Pâques.

C’est un moment d’échanges important entre ses membres et les habitants de la commune.
Nous remercions vivement celles et ceux qui sont venus nous rencontrer et témoigner de leur soutien à notre action.

Concours photos

L’association a organisé un concours photos (2016/2017). Le thème de ce concours est la mise en valeur des éléments patrimoniaux de la commune de Rumaucourt.

Ci-dessous, les clichés retenus :

Nous remercions vivement Monsieur DIRUIT et Madame NIEUVARTS d’avoir participer à ce concours.

Ci-dessous, les autres clichés réceptionnés :

Pour infomation, vous pouvez consulter le règlement du concours.

Nous remercions le Directeur du magasin Hyper U à Baralles pour sa participation à la réalisation des lots.

Les fusillés pour l’exemple : du 24 mars au 2 avril 2018

Exposition et conférence de la Ligue des Droits de l’Homme, organisée par le PHàR en partenariat avec Monsieur André Silvain.

Le Nord-Pas-de-Calais dénombre 56 soldats de la Grande Guerre fusillés «pour l’exemple».

Il leur était reproché d’avoir refusé de partir à l’assaut, ou de s’être opposés à l’application des ordres, ou d’avoir fugué (même pour un temps limité), voire de s’être automutilés. Certains ont été tués sans pitié et sans procès sur le front lui-même, par leur officier, devant leurs camarades ; d’autres ont été traduits en justice et jugés par un tribunal militaire, mais sans jamais avoir eu l’opportunité de présenter leur défense pour justifier leur acte.

Leurs noms ne figurent que rarement sur nos monuments aux Morts.  

L’un de ces hommes était rumaucourtois, et il était légitime que nous nous associons au combat pour la préservation de sa mémoire.

L’un de ces hommes était rumaucourtois, et il était légitime que nous nous associons au combat pour la préservation de sa mémoire.

  • Conférence du Samedi 24 mars 2018par Mme Maryvonne URBANIK de la Ligue des droits de l’Homme.
  • et présentation de l’exposition aux élèves des classes de CE1, CM1 et CM2 de l’école de Rumaucourt (RPI) le vendredi 30 mars 2018. 

BALADE NATURE AUTOUR DES MARAIS – 2014

BALADE NATURE AUTOUR DES MARAIS & INAUGURATION DES PANNEAUX PÉDAGOGIQUES

Ce ne sont pas moins de 80 personnes, Rumaucourtois et passionnés des environs, qui ont répondu dimanche 1er juin 2014 à l’appel du PHàR (Patrimoine et Histoire à Rumaucourt) et du GON (Groupe Ornithologique et Naturaliste du Nord–Pas-de-Calais) pour une découverte du patrimoine naturel du village : le marais communal et sa faune.

Après un café au stade René Canivet, le groupe a pris le départ et a dû se scinder vu son effectif : ce sont 2 groupes qui ont effectué l’un derrière l’autre le tour du marais. La balade a été ponctuée de nombreuses haltes qui ont permis à Gaëtan Cavitte et son collègue naturaliste de faire montre de leur expertise : nous avons pu observer à la longue vue le grèbe huppé, son nid flottant et la femelle transportant ses oisillons sur son dos.

Plus loin, est apparu dans la visée un nid de foulques, dont la portée de petits, aux couleurs orangées, venaient très récemment de naître et batifolaient autour du nid. Au détour du chemin de contournement, nous avons été invités plusieurs fois à tendre une oreille attentive pour repérer et identifier les chants des oiseaux qui nichent sous le couvert.

Nos guides avaient heureusement des talents de siffleur et ont reproduit les chants afin que nous parvenions mieux à les distinguer les uns des autres. Un livre de photographies permettait aussi de montrer ceux qui n’étaient pas visibles. Plus loin, au détour des champs, une halte a permis de différencier les corvidés de nos régions : corneilles noires (qui vivent en isolés), corbeaux freux (qui nichent en colonies dans les arbres), et choucas qui sont de plus petite taille et cavernicoles (ils nidifient dans les trous). Le retour s’est effectué par la source et le chemin du bas muids. M Drubay, maire, a ensuite inauguré les 4 panneaux pédagogiques nouvellement plantés qui accueillent les visiteurs à l’entrée du marais.

L’importance et la richesse exceptionnelle du marais communal ont été réaffirmées. Un verre de l’amitié a conclu la matinée.

Exposition les 10 et 11 novembre 2018 : Rumaucourt, un village vidé de ses habitants

En 1915, l’avancée allemande est stoppée : une guerre de tranchées commence.

A l’abri du front, l’occupant s’installe durablement dans le village de Rumaucourt qui devient lieu de repos pour les soldats, et lieu de soin pour les malades et blessés.

L’autorité militaire décide alors d’avoir « les mains libres » sur tous les bâtiments et habitations en évacuant la population.

De 1915 jusqu’à la libération, vieillards, femmes et enfants vont progressivement quitter Rumaucourt pour un long périple en wagons à bestiaux qui leur a fait traverser la Belgique, l’Allemagne et la Suisse jusqu’à Evian.

Delà, après une halte, ils repartaient pour un autre voyage en France non-occupée, vers la commune d’accueil qui leur était assignée.Exposition  proposée par André SYLVAIN et Alain BERNARD,à la salle des fêtes de Rumaucourt, les 10 et 11 novembre 2018.