Inauguration des panneaux du marais

Depuis le 11 juillet 2021, 4 nouveaux panneaux d’information pédagogique jalonnent le circuit des bords du marais communal : le panneau général de présentation du marais et de son circuit, un panneau consacré à la faune, un autre détaillant sa flore, et un panneau proche de la source, qui rappelle la relation singulière que les Rumaucourtois ont toujours entretenu avec leur marais au fil des générations. Quant aux 4 anciens panneaux, ils ont été déplacés de quelques centaines de mètres au bout de la berge Nord (malheureusement avec quelques dommages pour l’un…).
L’assistance est restée dans une jauge limitée mais suffisante pour attester de l’intérêt porté à ce projet par les élus, les habitants et les associations du secteur. Plusieurs maires des communes environnantes avaient fait le déplacement, intéressés qu’ils étaient par la démarche mise en œuvre dans la commune.
Les panneaux ont été inaugurés par M. Drubay, maire, en présence de M. Christophe LEPINE, président du Conservatoire des Espaces Naturels des Hauts de France, qui a souligné sa satisfaction et son étonnement de découvrir une telle richesse et un tel investissement en ce lieu.
L’assistance a ensuite été invitée à la découverte du circuit et de ses 4 nouveaux panneaux.
Mais, revenons sur le panneau élaboré par notre association, lequel est maintenant planté à quelques pas de La Source.

Nous avons choisi d’y développer les 3 aspects qui nous sont apparus comme les plus emblématiques dans l’interconnexion qui unit et a uni de tous temps les Rumaucourtois à ce lieu.

D’abord, nous avons consacré l’impact économique du marais sur la commune au travers de l’activité de rouissage du lin qui y a été pratiquée jusqu’à l’aube de la 1ère guerre mondiale. C’est la pureté de l’eau du marais qui a été à l’origine de cette implantation qui a transformé la vie du village et procuré du travail à ses habitants et aux entrepreneurs du secteur : pour le rouissage lui-même, mais aussi par toutes les activités nécessaires à la transformation du lin, du broyage au peignage jusqu’au filage, réalisé localement par nos grands-mères et arrières grands-mères.

Nous ne pouvions ignorer ensuite la place prise par l’exploitation de la tourbe, prélevée sur les berges du marais dans les mêmes périodes. Elle fournissait à bas prix le combustible qui permettait à chaque famille de cuisiner et de se chauffer. Certes, la briquette de tourbe séchée n’est pas très calorifique mais elle était produite localement et son prix d’achat était très inférieur à celui du charbon.

Enfin, alors que la pratique des loisirs commençait son émergence en 1936 avec l’octroi des premiers congés payés accordés aux salariés par le gouvernement de Front populaire, les Rumaucourtois, comme les familles d’alentour, ont découvert que ce lieu pouvait être aussi un endroit agréable pour se reposer, se promener, pêcher et même nager : les plus anciens se souviennent en effet d’une époque de plus grand liberté où le marais n’était pas réservé aux pêcheurs et aux chasseurs !

Si le rouissage du lin et l’exploitation de la tourbe ont disparu, la fonction loisirs de notre marais n’a cessé de s’amplifier au point de tenir maintenant une place majeure.
Que serait Rumaucourt sans son marais ?

Le rouissage du lin